Emilio Villa – Trous

Trou


Le trou hyèrogliphe
au plan de l’echine
s’adombre et dessine
en trous émotifs,
clou ou épine
dans ton ange Tueur
la mort est fine
chose diamètre
éternité ou ombre
membre-pénis regorgé
elle n’a pas de nombre
quand s’émbranle
erronée et sombre
la multiplicité branle
et partout l’encombre
entr’où sans en être
porrai on se connaître
pour arroser ou déchirer
des apparitions trempées
le niveau dernir qui penétre
aux dernirs degrés
jusq’aux (sept) ans passés
nue et inconnue

langue perdue
restée pendue
relique d’aspic
dans la couple pudique
des parenthèses à paraître.

*

Trou
(sensuel)

En plein baiser!
Qu’il soit le trou
le manque qui joue
car c’est le manque à jouer
l’enjeu manqué.

Le trou le plus riche
mouche épouvante de niche
pour que toute fiche
puisse s’éclairer en messages
pour que rien de conscient
n’y touche saint-gelant
messe mise massacre

pour métrer [mesurer] s’en injectant
la distance tolemaïque
et lugubres de nos trous
ou la volonté de se sauver.

Qui est-ce qui ira
jusq’au de làdu voile
à replier l’étoile
perçant contre ciel?
L’émail de Joiele au silicium
et, par mots éclatés,
de l’hérésie verbum
jouer l’Enjeu des essences
du verbum les mille et une foi
ingiganti et rompu:
et d’où il n’y a pas d’issue
ni en de hors ni en dessus.

*

 

Trou

Trous figés
au fond de la mémoire
au bout du vide
ceux qui cachent
le miracle
évolué
en manque en défaut en perte :
chaque miracle nourrit
un enfant dans  son trou.
Dans la parole naturelle
où se trouvaient jadis
les dieux sauvages
animés  d’un soufflé
sifflant
leur bruit innés
plus vifs que la mort
quand l’Ironie invisible se lève
du Trou tumultueux
de l’Horreur ultime

*

Trou

Pitié pour la chair tenace!
et pitié c’est le trou
où gît la seule empreinte
du corps ôtage!
[carnaison] chair                                                [carnagione spietata
ingeniéuse et farouche, impitoyable              postulante dell’ultima anima
postulante de la derniére âme                        a regime d’estasi e di torpore
à regime d’outrance et d’extase                      puoi fremere in altitudine
en puissance d’engourdissement                   nell’intima agonia
tu peux te briser effiloché en hauteur           corrente tra l’apsu
au bout d’agonie intime                                    e la morte tutta]
courant entre l’Apsu
et la Mort toute
image cité à jouer
sans qu’aucun trait
de ta figure muette trahisse
l’universelle cicatrice
de ton pouvoir frais
trou effronté
architecture d’ombres reliquiales.
(primi anni ottanta)

da  ZODIACO, Ed. Empirìa, 2000

.

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